Le travail parlementaire est riche. Outre l’examen des textes de lois, chaque année, près d’une trentaine de missions d’information temporaires sont créées. Leurs travaux donnent lieu à la publication de rapports d’information. Ces missions temporaires doivent nécessairement associer majorité et opposition.
C’est ainsi que l’été dernier, j’ai intégré la mission d’information commune sur les conditions d’emploi dans les métiers artistiques. A l’issue d’un travail d’audition considérable de plusieurs mois où nous avons écouté plus de 230 personnes, nous avons adopté à l’unanimité, le rapport de cette mission d’information commune conduite par Christian KERT et Jean-Patrick GILLE. Cela démontre que, sur cette question, loin de toute controverse, nous avons su nous rassembler.
Lors de la séance consacrée à la remise de ce rapport, nous avons pu rappeler que ce secteur compte autant de salariés que le secteur automobile et qu’il n’est pas improbable que les courbes d’emploi se croisent à l’avenir. L’emploi culturel se développe et contribue à 2 % du produit intérieur brut, soit 40 milliards d’euros.
Pour ma part, j’ai souligné, lors de la réunion du 17 avril 2013, commune aux commissions des affaires culturelles et des affaires sociales, que ce rapport contenait plusieurs rappels importants. En effet, il réaffirme que la culture est un secteur créateur de richesses et d’emplois et qu’elle participe à la dynamique de nos territoires. Il souligne aussi à bon escient que les conditions d’exercice pour les personnes œuvrant dans ce secteur sont fragiles. Ce faisant, ce rapport contribue à rétablir la vérité sur les chiffres concernant le régime des intermittents du spectacle. En effet, comme on le dit parfois, il n’y a pas 1 milliard d’euros de déficit, mais un surcoût de 320 millions d’euros qu’il faut mettre en regard des 40 milliards d’euros d’activités générés dans notre pays par le secteur culturel.
Enfin, au cours de cette séance, j’ai rappelé que la prise en charge de la maternité des intermittentes du spectacle constitue une question prioritaire. Un problème analogue se pose d’ailleurs pour les femmes créatrices d’entreprise.
Vous pouvez retrouver l’intégralité de notre rapport ici :
http://www.assemblee-nationale.fr/14/rap-info/i0941.asp








